7 septembre 2023 in Troubles digestifs

Troubles digestifs : des conseils pour un ventre plus serein

TROUBLES DIGESTIFS : DES CONSEILS POUR UN VENTRE PLUS SEREIN


Qui n’a jamais eu «mal au ventre»
au moins une fois dans sa vie ? Qu’il s’agisse de l’enfant anxieux reprenant le chemin de l’école après les grandes vacances, ou de celui qui a abusé de la confiture ou du chocolat, et l’on ne s’inquiète alors guère, car dans le premier cas, la composante nerveuse est bien connue, et dans le second cas, on sait qu’il suffira d’une petite diète pour que tout revienne à la normale. Pour ce qu’il en est des adultes, le stress au travail, un régime alimentaire déséquilibré, une trop grande consommation de café ou/et d’alcool, la prise de certains médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires…), entre autres, peuvent occasionner des douleurs au niveau du tube digestif, soit ponctuellement, soit de façon chronique. Dans un cas comme dans l’autre, ces douleurs peuvent s’accompagner de diarrhée, ou à l’inverse de constipation, avec brûlures d’estomac, ballonnements, nausées, vomissements.
Les causes sont multiples : lors d’un embarras gastrique ponctuel, on peut incriminer un repas trop copieux, une intoxication alimentaire ou une épidémie de gastro-entérite, voire un choc émotionnel, par exemple. Concernant les troubles digestifs chroniques, les causes sont davantage à rechercher dans la présence d’une véritable pathologie installée sur la durée, et (bien) plus délicate à gérer.
Parmi les affections de longue durée, on rencontrera notamment ce qui suit (liste non exhaustive) :

Syndrome de l’intestin irritable

Le syndrome de l’intestin (ou du côlon) irritable, en abrégé SII, est aussi nommé «colopathie fonctionnelle». Il s’agit d’un trouble digestif caractérisé par des malaises ou/et des sensations douloureuses au ventre. En cas de SII, on assiste à une modification de la vitesse de passage des aliments dans le côlon : en cas de passage trop rapide, on verra apparaître des diarrhées, tandis qu’en cas de passage plus lent, on verra apparaître de la constipation. Parfois, des phases de diarrhées seront suivies de phases de constipation, et vice-versa. Bien qu’extrêmement pénible pour celles et ceux touchés par lui, ce syndrome est considéré comme étant sans gravité.

 

Colite

On parle plutôt de colites, au pluriel. Elles regroupent toutes les maladies comportant une inflammation du gros intestin, ou côlon. Les colites peuvent être aiguës ou chroniques, et on les rencontre dans différentes affections gastro-entérologiques telles que la recto-colite ulcéro-hémorragique ou la maladie de Crohn, par exemple. Les personnes souffrant de colites ressentent des douleurs au niveau du côlon, pouvant faire penser à une crise d’appendicite, avec diarrhée et météorisme (accumulation de gaz à l’intérieur des intestins).

Maladie cœliaque

La maladie cœliaque, ou «intolérance au gluten», est une maladie auto-immune caractérisée par une atrophie villositaire, donc une destruction de la paroi de l’intestin grêle. Il en résulte une malabsorption de certains nutriments (calcium, fer, glucides, lipides, protéines, vitamines…), d’où des carences alimentaires importantes. Les symptômes de la maladie cœliaque sont semblables à ceux du syndrome de l’intestin (côlon) irritable, mais tandis que le SII est considéré comme une «colopathie fonctionnelle» sans gravité, l’intolérance au gluten peut avoir des conséquences sérieuses, comme une anémie par déficit en fer, une maladie de Crohn, un lymphome (cancer du système lymphatique).

Reflux gastro-œsophagien

Le reflux gastro-œsophagien désigne la remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage, qui est le conduit reliant la bouche à l’estomac. Ce dernier produit des substances très acides, les sucs gastriques, indispensables à la digestion des aliments. Or, la paroi de l’œsophage n’est pas prévue pour résister à l’acidité du contenu de l’estomac. Du coup, le reflux entraîne une inflammation de l’œsophage, ce qui se traduit par des sensations de brûlure et d’irritation, et peut mener à des lésions. Rappelons ici qu’une trop forte acidité au sein de l’estomac peut provoquer un ulcère gastro-duodénal, soit un trou qui se forme dans la paroi du tube digestif lorsque cette dernière est détruite par les sucs digestifs acides.

Nous vous proposons ci-dessous quelques conseils simples, relatifs à une bonne hygiène de vie. Bien entendu, ces conseils ne sauraient être exhaustifs, mais peuvent néanmoins contribuer à diminuer vos troubles digestifs.

Prenez le temps de manger

Plus facile à dire qu’à faire, étant donné le rythme plus ou moins effréné que nous impose notre mode de vie occidental. Pourtant, rien de tel que de s’attabler devant la traditionnelle assiette plutôt que de rester debout avec son téléphone mobile dans une main et un sandwich dans l’autre. De même, essayez dans la mesure du possible de prendre vos repas à heures régulières. Enfin, ne négligez pas la mastication, car la salive joue un rôle dans la pré-digestion des aliments, et votre estomac appréciera cette attention.

Mangez moins

N’oubliez jamais ce célèbre proverbe : «il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger». Les repas trop copieux sont à proscrire, surtout s’ils contiennent essentiellement des graisses. Vous pouvez également fractionner vos repas, donc répartir les quantités de denrées alimentaires tout au long de la journée. Enfin, si vous êtes en surpoids, sachez que les kilos en trop peuvent exercer une pression sur vos abdominaux, laquelle pression favorise les brûlures d’estomac : le cas échéant, n’hésitez pas à vous lancer dans un régime amincissant.

Choisissez-bien vos aliments

Limitez votre consommation de graisses, et fuyez la charcuterie, la viande rouge, les fritures, les épices, les sucreries. En revanche, privilégiez les légumes et les fruits, en évitant toutefois les denrées acides et celles susceptibles de provoquer des fermentations, pour limiter le reflux gastro-œsophagien et les ballonnements. Si vous souffrez du syndrome de l’intestin (côlon) irritable, consommez vos légumes cuits, car les crudités peuvent favoriser l’apparition d’une crise de colite. L’intolérance aux produits laitiers étant volontiers répandue (intolérance au lactose ou à certaines protéines), limitez votre consommation de fromages, notamment ceux à base de lait de vache. Si vous avez des diarrhées fréquentes, il convient de diminuer votre consommation de fibres, et d’éliminer autant que possible les légumineuses, les levures, les pâtes. En revanche, si vous souffrez plutôt de constipation chronique, vous devriez augmenter votre consommation de fibres.

Pensez à votre flore intestinale

Dans un organisme sain, le tube digestif est colonisé par environ 100 000 milliards de bactéries, appartenant à 400 espèces différentes. La flore intestinale forme en temps normal un écosystème stable, essentiel au maintien d’une bonne santé de façon générale. Tous les micro-organismes de la flore intestinale vivent en équilibre les uns avec les autres, et constituent ce que l’on appelle la «microflore intestinale». Lorsque cette dernière est déséquilibrée, de la diarrhée ou de la constipation peuvent apparaître, accompagnés éventuellement de douleurs abdominales et de ballonnements. Il peut être utile dans ce cas de consommer des probiotiques, qui peuvent contribuer à rééquilibrer votre flore intestinale.

Buvez encore, buvez toujours

Le manque d’hydratation perturbe la digestion de façon générale, et favorise notamment la constipation. Idéalement, vous devriez consommer 1,5 litres d’eau par jour. Cette eau peut être minérale ou de source, voire de l’eau plate du robinet, mais certainement pas de l’eau de vie : évitez donc les boissons alcoolisées, car il est bien connu que l’alcool est un irritant du système digestif. Rien ne vous empêche de consommer des infusions ou des tisanes, ainsi que des jus de légumes ou des jus de fruits, mais évitez tout ce qui est acide si vous souffrez de reflux gastro-œsophagien, limitez voire supprimez le café, et bien entendu bannissez les sodas gazeux et trop sucré.

Ne passez pas de la table au lit

Si vous souffrez de reflux gastro-œsophagien, il convient de ne pas aller vous coucher juste après avoir mangé. Une bonne idée est aussi de surélever la tête de votre lit, pour limiter le reflux.

Dites adieu à la sédentarité

On ne le dira jamais assez, pratiquer une activité physique régulière est, de façon générale, bon pour votre santé. Dans le domaine de la digestion, il est judicieux de chercher à renforcer les muscles abdominaux et de les solliciter régulièrement, car ils permettent la compression et le soutien des viscères, et jouent un rôle dans le tractus intestinal.

Arrêtez la cigarette

Ceci est particulièrement important en cas de maladie de Crohn : en effet, à la base, le tabagisme actif double le risque d’apparition de cette maladie, surtout chez la femme. Une fois la maladie déclarée, il est toujours utile de s’arrêter de fumer, afin de favoriser une rémission des symptômes.

Sollicitez l’aide de Dame Nature

Elle peut vous offrir des plantes qui pourront faciliter votre digestion, et contribuer à réduire les manifestations désagréables qui vous gâchent la vie.

Aloe vera
L’aloe vera (A. barbadensis Mill., A. vulgaris Lam.) est une espèce d’aloès, une des plantes les plus connues depuis l’antiquité. La feuille d’aloe vera contient plus de 75 éléments nutritifs et 200 autres composants, ainsi que 20 minéraux, 18 acides aminés et 12 vitamines. Ses principaux constituants sont des antraquinones (aloïne), des résines (alorésines, aloénines), des tanins, des polysaccharides, de l’aloétine. Il est reconnu que le jus d’aloe vera aide à lutter contre les états de fatigue, contre la malnutrition et contre les brûlures d’estomac.

Rosier
Le rosier rouge (Rosa centifolia L.) contient des tanins, des anthocyanosides, du géraniol, du nérol, de l’eugénol, du myrcène. Les pétales présentent des propriétés astringentes, anti-inflammatoires, bactéricides, stomachiques, cicatrisantes, et régulatrices des taux d’acidité. Il est reconnu que les pétales de rosier rouge aident à maintenir les fonctions du tube digestif et à maintenir l’équilibre acido-basique.

Angélique
L’angélique (Angelica archangelica L. ou Archangelica officinalis Hoffm.), encore appelée angélique officinale, Herbe aux anges ou Herbe du Saint Esprit, est une belle plante bisannuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Elle contient principalement une huile essentielle à hydrocarbures monoterpéniques, des coumarines, des flavonoïdes, du sitostérol, des acides phénoliques, des tanins. Les parties utilisées sont les graines, les feuilles et les tiges, mais également et avant tout les racines. Il est reconnu que la racine d’angélique contribue au confort digestif, stimule l’appétit et aide à la digestion.

Kinkeliba
Le kinkeliba (Combretum micranthum) est un arbrisseau touffu de 2 à 6 mètres de hauteur, qui pousse en Afrique dans les pays du Sahel. Il contient principalement des acides phénols, du nitrate de potassium, des flavonoïdes, des tanins catéchiques, des catéchols, des proanthocyanidols, des polyols, des stérols, des triterpènes. Il est reconnu que les feuilles de kinkeliba facilitent l’élimination de la bile et la digestion.

Romarin
Le romarin est un arbrisseau touffu persistant, à odeur aromatique caractéristique. Il contient une huile essentielle, des flavones méthylées, des acides phénols (acide rosmarinique), des diterpènes phénoliques tricycliques, des polysaccharides acides, des triterpènes et des stéroïdes. Il est reconnu que le romarin favorise le drainage hépatobiliaire.

Chicorée
La chicorée (Cichorium intybus L.), de la famille des Astéracées, contient principalement un prébiotique connu sous le nom d’inuline (50 à 60% de la drogue sèche), des lactones sesquiterpéniques (lactucopicrine, lactucine), des flavonoïdes. Il est reconnu que la chicorée soutient la santé du foie.

Desmodium
Le desmodium adscendens est une plante vivace originaire d’Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Liberia, Ghana) mesurant une cinquantaine de centimètres de haut, de la famille des Fabacées. Ses branches sont multiples, ses feuilles sont composées trifoliées, de forme ovale, alternes. Ses fleurs sont pourpres, ses fruits en forme de gousse. Le desmodium adscendens contient des alcaloïdes isoquinoléiques, des saponosides triterpénoïdiques, des anthocyanosides, des flavonoïdes, des dérivés de la tryptamine. Il est reconnu que le desmodium adscendens favorise le fonctionnement du foie.

Curcuma
Le curcuma (Curcuma longa) est une plante herbacée rhizomateuse vivace de la famille des Zingibéracées, originaire du sud de l’Asie. Ses tiges peuvent atteindre un mètre, ses larges feuilles lancéolées oblongues ou elliptiques mesurant jusqu’à cinquante centimètres de longueur et de sept à vingt-cinq centimètres de largeur. Ses rhizomes aromatiques ellipsoïdes ou cylindriques, une fois réduits en poudre, constituent l’épice homonyme. Les principaux constituants actifs du curcuma sont des curcuminoïdes, qui lui donnent sa coloration jaune (curcumine, desméthoxycurcumine, bidesméthoxycurcumine, dihydrocurcumine). Il contient également des quinoïdes, des sesquiterpènes (alpha et gamma alantones, bisabolène, bisacumol, bisacurone, caryophyllène, curcumène, curcuménone), des stéroïdes (cholestérol, campestérol, stigmastérol), des monoterpènes (cinéole, camphène, terpinène), des phénylpropanoïdes (acide caféique, acide p-cumarique, 4-hydroxy cinnamoylméthane), des lignanes (iso-procurcuménol, 4-hydroxy-cinnamoyl-(féruloxyl)méthane), des benzénoïdes (curcumine et dérivés, gaïacol), des carbohydrates (ukonane A.), des alcaloïdes, de l’huile essentielle (turmérone, déshydroturmérone, gingibérène, atlantone, curcuménol, bornéol, camphre, terpinène). Il est reconnu que le curcuma aide à maintenir le bon fonctionnement du foie, contribue au fonctionnement normal du tractus intestinal et aide la digestion.




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